
Avec Stéphane Lannoy et Bertrand Layec, Laurent Duhamel (photo) fait partie des trois officiels français réunis la semaine dernière en Espagne pour la 18ème formation UEFA dédiée aux arbitres internationaux. A Malaga, l'arbitre Elite a notamment pris part à des tests physiques et à un bilan de la première partie de saison. Avant de diriger samedi au Parc des Princes la rencontre Paris-SG - Saint-Etienne (24ème journée de L1), il revient sur les temps forts de ce rendez-vous, avant d'effectuer ce soir un entraînement consacré à la vitesse et la vivacité.
Laurent, à quand remontent vos débuts internationaux ?
"Ma première sortie en tant qu'arbitre central a été un match entre équipes nationales, il y a dix ans : Israël-Estonie. J'ai dirigé mon premier match en UEFA Champions League en 2005 avec Bruges-Bayern. Plus récemment, j'ai eu la chance d'officier à Barcelone ou Manchester."
Quels ont été les temps forts de ce stage ?
"Il y avait d'une part les tests physiques qui conditionnent le reste de la saison. Il y a d'abord une série de six sprints de 40 mètres à effectuer en moins de 6"2, avant les tests FIFA ; ceux-ci consistent en 20 répétitions de courses de 150 mètres, à effectuer pour chacune en moins de 30 secondes. Elles sont entrecoupées de 20 séquences de récupération de 50 mètres, durant chacune 35 secondes.
Nous avons également effectué un bilan de la première partie de saison. Différents axes de réflexion ont été abordés : gestion des conflits et des attroupements, gestion des "coudes qui traînent" et du jeu avec les bras."
A titre personnel, quel bilan faîtes-vous de ces premiers mois de la saison ?
"Il est plutôt correct, même s'il existe toujours des images pour vous rappeler que vous êtes toujours en formation. Dans cette corporation, on a toujours moyen d'apprendre. C'est sans fin. Le match le plus important de ma carrière, c'est toujours le prochain."
Comment travaillez-vous pour progresser ?
"Les rassemblements de l'UEFA ou de la DNA étant ponctuels, il est impératif d'apprendre à travailler seul. Je regarde ainsi systématiquement tous mes matches en vidéo, mettant le lendemain de la rencontre l'accent sur les sanctions administratives. J'effectue ensuite un visionnage plus détaillé, revenant notamment sur mon comportement et mettant l'accent sur certaines phases de jeu. J'ai aussi la chance d'avoir le regard extérieur de mon frère Stéphane (assistant samedi lors de Paris-SG-Saint-Etienne) avec qui j'échange beaucoup.
Il faut également savoir s'imaginer certaines situations pour réfléchir à la meilleure attitude à adopter dans pareilles circonstances. Enfin, en tant que passionné de football, j'ai un oeil attentif sur tous les matches diffusés. Je m'attache alors à la prestance, la personnalité de l'arbitre qui dirige la rencontre.
Enfin, sur le plan physique, nous avons la chance d'être encadrés dans notre préparation par Jean-Michel Prat, préparateur physique de la DNA."
Existe-t-il des disparités de jugement au niveau européen ?
"Je pense que sur la scène européenne, l'arbitrage est très homogène. Cela est parfois masqué par le fait qu'il est très difficile d'avoir des situations absolument identiques ; elles diffèrent d'un match à l'autre, compte tenu du contexte ou du type de jeu pratiqué par les équipes."

Trois officiels français participeront à la 18ème formation de base pour les arbitres internationaux à Malaga en Espagne, du lundi 2 au jeudi 5 février. Deux d'entre eux, Laurent Duhamel et Bertrand Layec (photo), figurent parmi les 26 arbitres d'élite tandis que le troisième, Stéphane Lannoy, fait partie des 18 arbitres de développement de première catégorie. En ajoutant les 11 hommes en noir de première catégorie, ce sont donc les 45 meilleurs sifflets européens qui se réuniront afin de préparer les prochaines échéances en UEFA Champions League et en Coupe de l'UEFA. Au programme, test de condition physique mais aussi cours théoriques, examens médicaux et entretiens en anglais.
2. Jeames Le 14/07/2009 à 17:34
1. GUICHARD Le 14/07/2009 à 14:38