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La LFP et la lutte contre le racisme et la violence dans les stades |
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La Ligue s’est engagée à lutter de toutes ses forces contre la violence, qu’elle soit physique ou verbale. Le racisme en est l’une des formes les plus intolérables. |
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Ce n'est pas le football qui crée la violence
La sécurité est l'affaire de tous
La Ligue refuse les amalgames entre supporters et hooligans
La violence n'épargne aucun pays
Pour lutter contre ce fléau, la LFP mène une double action. Notre politique de fermeté comporte deux volets : la répression et la prévention.
1. La répression
Le 25 mars 2003, les premiers Etats Généraux de la Sécurité posèrent les jalons de la lutte contre la violence. Depuis cette date, on enregistre une diminution régulière des incidents. Ceci a été obtenu par une plus grande fermeté des instances sportives et des pouvoirs publics.
· Du côté des instances sportives :
Cette saison, et pour la première fois en Europe, la Commission de discipline de la LFP a retiré un point à un club pour comportement raciste de certains de ses supporters.
D'une façon générale, les sanctions contre les comportements violents, les fumigènes et jets de projectiles ont été durcies : le conseil d'administration de la LFP du 25 mai 2003 a doublé le montant des amendes à l'encontre des clubs. La Ligue a prononcé le premier match à huis clos en 2004, puis en 2005 et 2006. Elle dépose systématiquement plainte lors de manifestations de violences verbales ou physiques, comme elle l'a fait tout récemment encore dans l'affaire Ouaddou.
En octobre 2007, en accord avec la FFF et la DNA, la LFP a transmis des consignes aux arbitres et aux officiels sur la conduite à tenir en cas d'incidents racistes. Les arbitres ont désormais une plus grande latitude d'action pouvant aller jusqu'à l'arrêt temporaire ou définitif de la rencontre. Retrouvez les consignes données aux arbitres en matière de lutte contre le racisme
· Du côté des pouvoirs publics :
A la demande de la Ligue notamment, le législateur a renforcé la répression par la loi du 23 janvier 2006 permettant aux préfets de rendre par arrêté motivé des mesures provisoires d'interdiction de stade pour une durée maximum de 3 mois. La Ligue soutient totalement la démarche de Bernard Laporte, Secrétaire d'Etat aux Sports, et de Mme Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, de porter de 3 mois à 1 an la durée d'interdiction de stade.
La Ligue réclame également une application plus sévère de la loi. Aujourd'hui, on comptabilise en France 80 mesures d'interdiction administrative de stade en cours d'exécution seulement, dont plus de la moitié à Paris. C'est insuffisant.
Enfin, depuis 2005, les stadiers sont autorisés à procéder à des palpations. En coopération avec le ministère de l'Intérieur, la Ligue développe une formation pour rendre plus efficace les fouilles et les contrôles.
2. La prévention
La répression est indispensable mais elle ne suffit pas. Mieux vaut prévenir que guérir ! C'est pourquoi les démarches engagées font la promotion de l'éthique et de l'esprit sportif, tout en renforçant le dialogue avec les supporters.
L'exemplarité est un axe fort de notre politique de sécurité :
Régulièrement, la LFP lance des campagnes de sensibilisation et de promotion des valeurs de fair-play, à l'image de la campagne intitulée « Sifflons la violence hors jeu » du printemps 2007, publiée dans l'ensemble de la presse nationale.
Nous partageons la détermination de Michel Platini quand il dit : « Notre sport est confronté à un danger mortel, la violence. La violence sur le terrain, dans les tribunes et hors des stades est un poison pour notre sport ! »
Aussi, est-il plus que jamais indispensable de mener une politique de tolérance zéro contre la violence et le racisme. |
1. SZEWCZYK Pascal Le 16/04/2009 à 19:17