L’été radieux du football français

 

«L’été radieux du football français»
©FEP/PanoramicInterrogé par l’AFP, le président de la LFP Frédéric Thiriez a souligné l’excellent début de saison de la Ligue 1 avec un total de 84 buts en trois journées.
Comment jugez-vous le début de saison en Ligue 1?
"C'est l'été radieux du football français. Il y a un record de buts avec 84 buts en trois journées. On n'a jamais vu cela depuis 25 ans avec une augmentation de 20% par rapport à l'année dernière et une moyenne de buts de 2,8 par match, bien au-dessus de l'Angleterre et au niveau de l'Allemagne, qui est le patron dans ce domaine. Pour la première fois depuis 42 ans, il n'y a eu aucun 0-0 en trente matches. Il y a aussi le +big four+ aux manettes du championnat avec des matches spectaculaires. Pour l'instant, c'est au-delà de mes espérances. En Coupe d'Europe, ça démarre très bien aussi avec Lyon qui bat deux fois Anderlecht haut la main, Lille et Toulouse qui gagnent à l'extérieur. Et les stars sont au rendez-vous, le duo Chamakh-Gourcuff et le phénomène Lisandro que les Français découvrent."

Percez-vous un changement de mentalité après le déficit de buts de ces dernières saisons?
"La réunion du début de saison avec Gérard Houllier, les entraîneurs, les capitaines et les arbitres porte ses fruits. Il y a un changement de culture de la DTN et du football français en général. Il y a un effet Gérard Houllier. Il a réussi à impulser un changement de culture grâce à son expérience anglaise. On a compris que l'on jouait au football pour faire plaisir au public pas uniquement engranger des points. Il y a une génération d'entraîneurs qui privilégient le jeu, prennent des risques, ne verrouillent pas le système: Blanc, Deschamps, Kombouaré, Garcia. Les clubs ont eu aussi les moyens d'investir. C'est le résultat de huit années de bonne gestion des clubs et de la Ligue au niveau des droits télés. Il n'y a pas de miracle. On a ainsi pu limiter les départs des grands joueurs et permettre des achats. Le recrutement a été offensif avec beaucoup d'attaquants, alors qu'autrefois on avait plutôt des arrivées de défenseurs ou de milieux de terrain."

En quoi la présence des quatre gros budgets en tête du classement est-elle signe de bonne santé?
"Ce sont les grosses cylindrées qui tirent les audiences télévisées et les affluences vers le haut. Tout le monde en bénéficie. La France n'échappe pas aux réalités économiques et démographiques en Europe. On rejoint le droit commun européen. Ce sont les grandes métropoles qui ont le meilleur potentiel démographique et économique pour faire vivre un club de football et le faire prospérer. Cela ne veut pas dire que le championnat n'aura pas de suspense et il y aura toujours des outsiders: c'est beau ce que fait Nancy, Boulogne est une belle révélation aussi. Tout cela rend aussi optimiste pour les coupes d'Europe. L'objectif sera de dépasser l'Allemagne cette saison et de ne plus délaisser l'Europa League. Cela fait des années que j'insiste auprès des clubs pour dire qu'il n'y a pas que la Champions League, je pense que cela va venir."
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Dernière mise à jour de cette page le 27/08/2009