Euro 2016 Candidature

 

«Toute la France doit être mobilisée» A l'occasion du coup d'envoi de la candidature à l'Euro 2016, le Secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte a souligné la mobilisation de l'ensemble du gouvernement autour de ce projet.

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Conférence de presse du jeudi 5 mars 2009 – Fédération Française de Football Bernard LAPORTE Secrétaire d’Etat chargé des Sports Monsieur le président, mesdames et messieurs,


L’Euro de football est le troisième événement sportif planétaire. C’est une fête du sport qui a peu d’équivalents. Et, au-delà même des frontières du sport, c’est une fête populaire extraordinaire pour le pays, pour nos régions, pour les villes organisatrices. Chacun a en tête la ferveur, les joies et les émotions partagées en 1998 avec la Coupe de monde de football ou en 2007 avec le rugby. Aujourd’hui, la France est candidate pour l’Euro 2016 et nous nous devons d’être tous mobilisés. Le monde du football, vous le voyez, est mobilisé, ses dirigeants et entraîneurs, ses joueurs et anciens joueurs. Au-delà du football, c’est le sport français dans son ensemble, et au-delà du sport français, c’est toute la France qui doit se mobiliser.
Je voulais vous dire ce matin que le gouvernement est lui aussi mobilisé autour de cette candidature et de l’exigence qu’elle suppose en termes d’infrastructures, ces stades dont notre
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pays a besoin. Cette candidature française bénéficie d’une volonté politique sans précédant. Et c’est toute la raison de ma présence ici aujourd’hui Vous savez, demain, le 6 mars, cela fera 500 jours que je suis à la tête de ce secrétariat d’Etat. Et je dois dire que parler de l’Euro, parler des stades, c’est en quelque sorte, pour moi, refaire le film de ces 500 jours. Dès mon arrivée, j’ai consulté les principaux acteurs du sport professionnel. Bilan : une priorité très claire: la France et ses clubs professionnels manquent cruellement de grands stades dignes de ce nom ; Le 6 décembre 2007, j’ai reçu Jean-Pierre Escalettes et le lendemain la presse se faisait largement l’écho de ma volonté de voir la France se porter candidate pour l’Euro 2016… Or, pour avoir l’Euro il faut avoir des stades…. Le 7 février 2008, j’installais la commission Grands stades - Euro 2016 dont j’ai souhaité confier la présidence à Philippe Seguin. Vous avez assisté depuis à la remise de son rapport au premier ministre, à Matignon, le 24 novembre dernier ; Le 17 mars 2008, j’ai reçu Eric Besson, en charge alors de la Prospective et nous avons parlé du principe d’une mission sur la compétitivité du football professionnel français : le Premier ministre lui adresse une lettre de mission en ce sens le 14 avril 2008. Il en a présenté depuis les principaux enseignements –insistant déjà sur les stades- le 5 novembre dernier. Le 16 décembre dernier, j’ai tenu une conférence de presse pour annoncer les dix priorités de la réforme du Sport professionnel avec un volet essentiel sur l’émergence des grandes infrastructures sportives dont la France a besoin. Et un calendrier : Finaliser un projet de loi pour le printemps 2009, en particulier pour tenir compte du calendrier de notre candidature à l’Euro. Dès le départ et aujourd’hui encore, ma conviction est très simple: c’est parce que nous serons candidats à l’Euro que nous nous donnerons les moyens de doter notre pays d’infrastructures sportives digne de ce nom, c’est parce que nous aurons de grands stades que nous nous mettrons en position d’avoir l’Euro en France en 2016. Cette conviction est d’autant plus forte aujourd’hui avec la crise que nous traversons :
- parce qu’un grand évènement sportif international comme l’Euro, c’est un enjeu majeur pour l’économie et le moral des français : le Président de la République, Nicolas SARKOZY, l’a dit lors de ses voeux au monde sportif, il l’a rappelé lors de son passage aux Mondiaux de Val d’Isère, invitant la France à renouer avec les grands évènements sportifs internationaux : « c’est bon pour le sport, c’est bon pour l’économie, c’est bon pour le moral » ;
- parce que la construction de stades, c’est à court terme des investissements et de l’activité, et à moyen terme du développement et des emplois pour nos régions. Cela aussi, le Premier ministre, François FILLON, a tenu à le rappeler à Val d’Isère en soulignant la bonne nouvelle que constituait à ses yeux la candidature française à l’Euro.
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Je le disais : cette candidature bénéficie d’une volonté politique sans précédant. Et ce n’est pas « malgré la crise », mais bien « pour y faire face » que nous nous devons d’être candidats à l’Euro 2016 et nous doter de stades dont le pays a besoin. C’est pour cette raison que dès le début de cette année 2009– et je l’avais annoncé dès la conférence de presse de la mi-décembre – que deux des priorités de la réforme du Sport professionnel ont d’ores et déjà été intégrées au Plan de relance de l’économie lors des discussions parlementaires : l’une vise à sécuriser les investisseurs (c’est la question des beaux emphytéotiques), l’autre a pour objectif le développement de l’activité autour des stades (c’est la question de l’assouplissement des contrats de concession). C’est en se dotant de ces stades du XXIème siècle, que nous serons en positions d’organiser l’Euro en 2016. Sur le plan quantitatif, l’Allemagne dispose de plus de 15 stades d’au moins 40 000 places, l’Italie de 12, l’Angleterre de 10, l’Espagne de 9,…la France de 5. Sur le plan qualitatif, pour leur très grande majorité, nos grands stades ne répondent pas aux critères de l’UEFA de plus en plus relevés en matière de qualité d’accueil (média, VIP, ensemble des spectateurs), de sécurité, de dispositifs sanitaires, et de normes environnementales. Sur le plan économique, les constructions et les rénovations de grande ampleur des grands stades de l’Euro 2016 peuvent débuter dès 2010, et ils permettront de générer de l’activité et de l’emploi. Une seule évaluation : si l’on tient compte des précédents en France ou à l’étranger et des projets de grands stades répertoriés par la Commission Séguin, on peut estimer que la préparation à l’organisation de l’Euro 2016 permettrait à court terme la création de 15 000 emplois au total. C’est considérable ! A moyen terme, l’Euro de football est un dynamiseur économique, social et moral extraordinaire pour la France.
Le dernier grand événement sportif organisé en France de dimension comparable a été la Coupe du monde rugby en septembre et octobre 2007. Nous avons grâce à un audit une vision précise de ce que cela a rapporté concrètement à notre pays : 550 M€ de retombées
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économique au plan national et 590 pour les 8 régions organisatrices, 350 000 touristes venus pour la Coupe du monde ayant généré au moins 150 M€ de recettes supplémentaires pour le secteur de l’hôtellerie-restauration. Donc, nous savons maintenant que les grands stades modernes créent de l’activité économique, sociale et culturelle dans la durée et génère de l’emploi pour les régions et clubs concernés. Au regard des différents projets de grands stades portés à notre connaissance, on peut là encore anticiper 4 500 emplois nouveaux pour la gestion et l’animation des futurs grands stades. Les grands stades modernes polyvalents dont nous parlons sont ceux qui peuvent accueillir d’autres sports (basket, handball volley), ouverts aussi à toutes les manifestations culturelles (théâtre, concerts). Ils permettent d’optimiser l’utilisation des infrastructures tout au long de l’année, d’assurer à la population une densité et une diversité de spectacle plus grande, et bien sûr des recettes supplémentaires pour les parties intéressées. De nombreux commerces, hôtels et bureaux, parfois des services publics ou sociaux (crèches, écoles) y sont associés. Ce sont des stades « lieux de vie » insérés dans la vie quotidienne des habitants, où l’on vient, avant, pendant et après le match. Enfin, un stade moderne est l’outil économique premier des clubs professionnels qui peuvent en tirer jusqu’au tiers de leurs revenus. L’Allianz Arena a par exemple permis au Bayern Munich de parvenir à ce chiffre. Aucun club français ne peut prétendre s’en approcher aujourd’hui. La part du revenu des stades dans les budgets des clubs français aujourd’hui, c’est moins de 15% ; c’est plus de 25% en Espagne, plus de 35% en Angleterre. Or nos clubs, c’est ici également encore plus important en contexte de crise économique, ont plus que jamais besoin de gagner en compétitivité.
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Autant d’éléments qui m’ont permis, avec Roselyne BACHELOT de proposer au Premier ministre et au ministre en charge de la mise en oeuvre du plan de relance, d’engager via le CNDS un plan d’investissement « Grands stades - Euro 2016 » de 100 M d’Euros dès 2010. Il s’agirait pour l’Etat de contribuer à sécuriser et accélérer l’émergence de grands stades modernes dont la France a besoin en complétant l’effet de levier du financement des grands stades. Pour alimenter ce fonds de 100 M d’Euros, il pourrait être envisagé un prélèvement complémentaire sur les recettes de la Française des jeux, qui serait affecté au CNDS. D’ici la fin de cette année, les villes et grands stades hôtes retenus pour la candidature de la France à l’Euro 2016 seront connus. L’Etat serait alors en mesure de choisir les projets soutenus et la fixation des montants correspondants, sur la base du dossier constitué par la FFF en collaboration avec le ministère en charge des sports. Fort de cette volonté politique, de cette mobilisation exceptionnelle dont fait preuve le monde du football, j’appelle enfin, à mon tour, tous les passionnés, tous les français, à se mobiliser autour de cette belle ambition pour que la France, en 2016, accueille le troisième évènement sportif au monde. Je vous remercie.

 

 

 

 

La France partira seule à la conquête de l'Euro
©FEP/PanoramicJean-Pierre Escalettes et Bernard Laporte ont donné le 5 mars 2009 le coup d'envoi de la candidature de la France à l'Euro 2016.

Le président de la Fédération Française de Football (FFF) Jean-Pierre Escalettes a déclaré jeudi que la France "devait aller seule à la conquête" de l'organisation de l'Euro 2016, écartant l'idée d'une éventuelle co-candidature avec l'Italie.

"On y va pour gagner et on y va tout seul, a affirmé M. Escalettes à l'occasion du coup d'envoi officiel de la candidature de la France. La France, grande nation du football, avec ses 2.500000 licenciés, doit aller toute seule à la conquête de cette manifestation. Il y a une volonté commune de tout le football à y aller et à y aller seul." "Il n'y a pas eu de contact officiel ou officieux avec la fédération italienne", a-t-il ajouté.

"L'Euro 2016 doit s'inscrire dans la durée et nous aider à construire les outils de développement de demain, les stades, de véritables lieux de vie, des stades modernes, sécurisés, des lieux de rencontre et d'échange pour pérenniser ce lien social qui est la vocation de notre football", a-t-il poursuivi.

Le secrétaire d'Etat français aux Sports Bernard Laporte a également réfuté avoir milité pour une candidature commune avec l'Italie. "Je n'ai jamais dit qu'il fallait faire cette candidature avec l'Italie, a-t-il expliqué. Je suis très ami avec le ministre italien des Sports (Rocco Crimi, ndlr) mais aujourd'hui, il n'est pas question d'association. Bien sûr que nous y allons seuls. Si la France n'est pas capable d'organiser seule l'Euro 2016, on aurait des soucis à se faire."
Bernard Laporte a également confirmé le déblocage d'un fonds de 100 millions d'euros "pour aider à la construction et à la rénovation des stades."

 

 

Lilian Thuram en capitaine
©FEP/PanoramicReprésentant des sportifs d'élite au conseil fédéral, Lilian Thuram sera le chef de file des ambassadeurs de la candidature de la France à l'Euro 2016.

L'ancien défenseur de l'équipe de France Lilian Thuram sera la "cheville ouvrière d'un groupe de sportifs" qui seront les ambassadeurs de la candidature de la France à l'Euro 2016, a annoncé jeudi Jean-Pierre Escalettes, le président de la Fédération Française de Football.

"Lilian Thuram est élu au conseil fédéral en tant que représentant des sportifs d'élite. Fort de cette légitimité, il doit assumer une fonction autour de cette candidature mais il ne peut pas l'assumer tout seul. Ce que nous souhaitons, on en a discuté, c'est qu'il soit la cheville ouvrière, le détonateur et le fédérateur d'un petit groupe de sportifs qui savent gagner et qui vont nous aider à gagner cette candidature", a affirmé M. Escalettes.

"Ceux qui ont porté le football français au plus haut niveau, ceux qui nous ont fait rêver, doivent être les premiers supporteurs de ce projet et entraîner l'adhésion, pas seulement de ceux qui ont voté, mais de tout le pays et de toute la France parce que c'est un élément sur lequel va se décider la candidature", a-t-il ajouté.

Lilian Thuram a, de son côté, indiqué qu'il allait prendre contact avec d'anciens internationaux vainqueurs de l'Euro 84 ou ses anciens coéquipiers, champions du monde en 1998 et d'Europe en 2000.

 

 

Frédéric Thiriez plaide auprès de Patrick Devedjian pour une candidature anticrise
©FEP/PanoramicLe président de la LFP s'engage pour une candidature à l'Euro-2016 et pour inscrire la modernisation des stades dans le plan de relance économique, jeudi dans un entretien avec l'AFP.
Pourquoi avez-vous rencontré le ministre de la Relance ?
"J'ai plaidé auprès de Patrick Devedjian l'idée que la France doit absolument être candidate à l'Euro-2016, malgré et même à cause de la crise: cette candidature peut être anticrise. Dans ces temps difficiles, organiser cette compétition offrirait du bonheur aux Français. Cette candidature est aussi une contribution au plan de relance. Si l'on veut accueillir l'Euro, il nous faudra douze stades disponibles en 2014. Ils représentent un investissement de 1,5 milliard d'euros, auxquels il faut ajouter un peu moins d'un milliard pour les infrastructures d'accès".

Quel en serait l'impact pour l'emploi ?
"Ce chantier de modernisation des stades se traduirait par 15.000 emplois entre 2010 et 2014, et 4.500 emplois en rythme de croisière par la suite. L'Allemagne par exemple a créé 20.000 emplois avec la Coupe du monde 2006".

Pourtant, un amendement au plan de relance, prévoyant que stades seraient d'intérêt général, a été retoqué au Parlement le 28 janvier...
"Patrick Devedjian nous a soutenus à fond dans cette affaire. L'amendement a été retiré pour des considérations politiques purement locales, or il s'agit d'un sujet d'intérêt national ! Cette amendement était d'ailleurs la première proposition du rapport Séguin (sur les stades remis en novembre). Ce que voulait ce texte sera repris soit dans le projet de loi sur le sport de Bernard Laporte, soit dans un projet de loi autonome sur l'Euro-2016, comme il y en a eu pour les JO d'Albertville en 1992 ou la Coupe du monde 1998. J'ai demandé à Patrick Devedjian un volet législatif pour faciliter et sécuriser les procédures administratives nécessaires à la réalisation des stades, pour tout ce qui est plan d'urbanisme, délivrance du permis de construire, intervention financière des collectivités locales, éventuellement garanties d'emprunts, expropriations pour les infrastructures..."

Etes-vous d'accord avec le président de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas quand il dit dans L'Equipe de jeudi: "La France ne pourra pas avoir l'Euro-2016 si le projet capote à Lyon" ?
"Il nous faut douze stades, neuf principaux et trois de repli. Peut-on imaginer qu'il ne s'agisse pas des grandes villes françaises ? Il faudra veiller aussi à ce qu'il y ait une répartition homogène sur l'ensemble du territoire. C'est une question de bon sens que les grandes agglomérations accueillent les matches, ce n'est pas la question particulière de Lyon".

Quels sont les atouts de la France dans l'optique de l'Euro-2016 ?
Nous avons un savoir-faire, une expérience française en termes d'organisation des grands événements sportifs, reconnus dans le monde entier. Nous avons l'appui total des pouvoirs publics. Bernard Laporte a dit: +Cet Euro, je le veux+, (le Premier ministre) François Fillon vient de déclarer qu'il fallait avancer sur les stades, et le président de la République, Nicolas Sarkozy, a rappelé dans ses voeux tout l'intérêt qu'il portait à cette candidature".

 

 

 

 

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Dernière mise à jour de cette page le 05/03/2009